Un assistant sur WhatsApp pour une petite entreprise : ce que Meta exige, ce que ça coûte
Vos clients vous écrivent déjà sur WhatsApp : une photo du problème, « vous êtes ouverts samedi ? », « c’est combien pour… ». Y faire répondre un assistant à toute heure est possible, mais pas en bricolant avec l’application de votre téléphone. Il faut passer par l’API officielle de Meta, et ça suppose quelques étapes et un peu de vocabulaire. Voici l’essentiel.
Trois choses que Meta exige
- Un compte WhatsApp Business, distinct de votre WhatsApp personnel. L’application gratuite WhatsApp Business suffit pour répondre vous-même ; pour qu’un programme réponde, il faut la plateforme WhatsApp Business (l’API), accessible via un compte Meta Business.
- La vérification de votre entreprise auprès de Meta : nom légal, justificatifs, numéro de téléphone. Comptez quelques jours de validation de leur côté, parfois plus. C’est l’étape que personne n’anticipe.
- Un numéro dédié : le numéro relié à l’API ne peut plus être utilisé dans l’application. Si votre numéro professionnel est aussi votre numéro de tous les jours, prévoyez-en un autre, ou acceptez de ne plus l’utiliser que par l’assistant et son espace de gestion.
Ce qui est gratuit, ce qui se paie
Depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, Meta facture au message, et seulement certains messages. D’après la documentation de la plateforme :
- Répondre à un client qui vous écrit est gratuit : les conversations de service (le client a écrit en premier) sont gratuites depuis le 1ᵉʳ novembre 2024, et les messages libres envoyés dans la fenêtre de service de 24 heures qui suit son message ne sont pas facturés.
- Écrire le premier se paie : un message « modèle » (template) envoyé hors de cette fenêtre est facturé à la livraison, selon sa catégorie : marketing, utilitaire (confirmation, rappel) ou authentification, et selon le pays du destinataire. Les modèles utilitaires envoyés pendant une fenêtre de service ouverte sont gratuits.
Pour un assistant qui répond aux questions des clients, l’essentiel des échanges tombe dans le gratuit. Ce qui coûte, ce sont les messages que vous initiez : rappels, relances, campagnes. Les tarifs par pays sont dans les grilles de Meta, et ils changent : je ne les recopie pas ici, et je vous invite à les lire avant de lancer des envois sortants.
Ce que l’assistant doit faire, et ne pas faire
Sur WhatsApp, les gens écrivent comme ils parlent : court, avec des photos, à 22 h. L’assistant doit répondre vite, à partir de vos documents seulement (tarifs, horaires, zone, conditions), et passer la main à une personne dès qu’il ne sait pas. Sur WhatsApp plus encore que sur un site, un robot qui invente une réponse se voit immédiatement, et le client a votre numéro pour vous le dire.
Deux règles que je tiens : l’assistant se présente comme tel dès le premier message, et il ne prend pas d’engagement (réservation, prix ferme, délai) : il transmet. Vous reprenez la conversation dans votre espace, avec tout l’historique.
Un exemple : Les Cyclos de la Baie, entreprise fictive
Prenons un loueur de vélos imaginé pour l’exemple, à Saint-Malo. En été, 60 messages WhatsApp par jour, en quatre langues, pour les mêmes questions : tarifs, tailles, horaires, vélos enfants, livraison à l’hôtel. Deux personnes à la boutique, et le téléphone qui vibre pendant qu’elles règlent une selle.
- Les démarches : compte Meta Business, vérification de l’entreprise (huit jours dans cet exemple), un second numéro pour l’API, l’ancien restant pour les habitués.
- Les documents : la grille tarifaire, la liste des vélos avec leurs tailles, les horaires, les conditions de caution, les zones de livraison. Rien d’autre.
- Le comportement : réponses dans la langue du client, « je ne sais pas, je transmets » pour les réservations et les cas particuliers, le visiteur laisse son nom et le créneau souhaité, la boutique reprend la main entre deux clients.
- Le résultat attendu : les questions simples traitées sans personne, les demandes de réservation rangées dans l’espace de gestion, et chaque lundi la liste des questions sans réponse (« avez-vous des sièges bébé ? » : ajoutée au document le lendemain). Aucun message sortant payant : l’assistant ne fait que répondre.
Faire valider une entreprise par une grande plateforme, je l’ai mis en place avec Stripe Connect sur Landing Zone, la plateforme de réservation que je développe : chaque opérateur doit faire vérifier son entreprise avant de recevoir des paiements. La démarche de Meta pour WhatsApp Business lui ressemble : elle n’est pas compliquée, mais elle prend des jours, et c’est elle qui fixe la date de mise en route, pas le développement.
Sur le site d’abord, sur WhatsApp ensuite
Dans mon service, l’assistant s’installe d’abord sur votre site, à partir de vos documents, avec le bouton « parler à une personne » et l’espace de gestion. WhatsApp est une option : le même assistant, les mêmes documents, le même espace, sur votre numéro WhatsApp professionnel via l’API officielle de Meta. Vous devez disposer d’un compte WhatsApp Business et faire vérifier votre entreprise auprès de Meta : je vous guide, et comptez quelques jours de validation de leur côté.
Mon service d’assistant IA pour votre site coûte à partir de 429,78 € pour le site, en 6 jours de réalisation, et l’option WhatsApp ajoute 165,30 € et 3 jours. L’assistant tourne sur un serveur à votre nom, avec votre propre clé d’IA, et vos conversations restent chez vous. Tout se passe par écrit sur ComeUp : voici comment ça se passe.
Voir le service d’assistant IA
Sources
- Meta for Developers, « Pricing », WhatsApp Business Platform (page en anglais, consultée le 08/10/2026) : https://developers.facebook.com/docs/whatsapp/pricing
- Fiche du service sur ComeUp (prix et contenu, consultés le 08/10/2026) : https://comeup.com/fr/service/554601/creer-un-assistant-ia-pour-votre-site-qui-repond-a-vos-clients-et-vous-transmet-les-demandes