Un chatbot sur le site d’un artisan : utile, ou gadget ? Les trois cas où ça ne sert à rien
Je vends un assistant IA pour les sites, et je commence par vous dire quand il ne faut pas l’acheter. Pas par vertu : parce qu’un chatbot inutile, on le voit tout de suite, et c’est votre image qui en pâtit. Voici le test que je fais avec chaque client avant de commencer, et les cas où la réponse est non.
Le test en cinq minutes
Ouvrez votre boîte mail et votre téléphone. Comptez, sur la semaine dernière, les questions que vous avez reçues, et triez-les en deux piles : celles dont la réponse est écrite quelque part (tarifs, horaires, délais, zone d’intervention, conditions, documents à fournir) et celles qui demandent de regarder, de réfléchir ou de décider (un devis, un diagnostic, un rendez-vous, une réclamation).
Si la première pile fait moins de cinq questions par semaine, arrêtez là : un assistant ne vous rendra pas une heure. Si elle en fait vingt, lisez la suite.
Les trois cas où c’est un gadget
1. Vos clients ne posent pas de questions avant de vous appeler
Un plombier d’urgence, un dépanneur, un serrurier : le client a un problème maintenant, il appelle, il ne discute pas avec un robot. Ce qu’il lui faut, c’est un numéro visible et un bouton d’appel sur la page. Pas de chatbot.
2. Vos réponses ne sont écrites nulle part
Un assistant sérieux ne répond qu’à partir de vos documents. Si vos tarifs sont « ça dépend », vos délais « je vous dis ça demain » et vos conditions dans votre tête, il n’a rien à lire. Il répondrait « je transmets » à tout, et vous aurez payé un formulaire de contact compliqué. Commencez par écrire une page de questions fréquentes : elle vous servira avec ou sans assistant.
3. Vous voulez qu’il vende
« Il pourrait convaincre les visiteurs hésitants. » Non. Un assistant renseigne. Il ne relance pas, ne négocie pas, ne décroche pas un devis à votre place. Les chatbots qui « qualifient les prospects » avec un questionnaire font fuir ceux qui voulaient juste savoir si vous êtes ouvert le samedi.
Les deux cas où il change vos soirées
Les mêmes questions, en dehors de vos heures
Un camping, un institut, une auto-école, un loueur, une salle de sport, un atelier de réparation : des dizaines de questions identiques, posées le soir et le week-end, dont la réponse est dans votre grille tarifaire et votre règlement. L’assistant y répond à toute heure, à partir de ces documents, et transmet le reste avec les coordonnées du visiteur. Vous reprenez le matin, avec l’historique.
Les demandes qui méritent un tri
Vous recevez beaucoup de demandes, et la moitié n’est pas pour vous (hors zone, hors prestation, hors budget). L’assistant répond franchement (« nous n’intervenons pas à plus de 30 km de Lannion »), et seules les demandes qui vous concernent arrivent dans votre boîte, avec la conversation complète.
Deux exemples, entreprises fictives
Pressing Le Bihan, à Lannion (imaginé pour l’exemple) : les clients passent au comptoir, les questions sont « c’est prêt ? » et « vous faites les rideaux ? ». La première demande un ticket, pas un robot ; la seconde revient trois fois par semaine. Verdict : une page « Nos prestations et nos délais » bien faite, et pas d’assistant.
Centre équestre des Landes, à Guingamp (imaginé pour l’exemple) : tarifs par formule et par âge, planning des cours, conditions d’annulation, équipement à prévoir, stages des vacances. Quarante e-mails par semaine en septembre, le soir, tous avec les mêmes questions, et un règlement intérieur de six pages que personne ne lit. Verdict : un assistant nourri de ces documents, qui répond à toute heure, transmet les inscriptions à l’accueil, et liste chaque lundi les questions sans réponse. « Les casques sont-ils prêtés ? » revenait dix fois : la réponse est allée dans le document le mardi.
Sur cordev.fr, il n’y a pas d’assistant. Les questions qu’on me pose portent sur un projet précis et demandent une vraie réponse, par écrit sur ComeUp : je m’applique le test de cet article, et la réponse est non. Ce ne serait pas le cas pour un camping, un centre équestre ou une auto-école, dont les questions se répètent toute l’année.
Ce que doit faire un assistant qui sert vraiment
- répondre uniquement à partir de vos documents, et dire « je ne sais pas, je transmets » pour le reste ;
- proposer un bouton « parler à une personne » qui vous envoie la conversation entière ;
- vous montrer chaque semaine les questions restées sans réponse, pour enrichir vos documents ;
- garder les conversations chez vous, sur un serveur à votre nom, et non chez un éditeur.
Ce que je propose, et ce que je vous dirai
Mon service d’assistant IA pour votre site commence par vos documents et une liste de questions réelles. Si le test ci-dessus dit non, je vous le dis avant de commencer, et je vous oriente vers une page de questions fréquentes sur votre site. Sinon : un assistant installé en une ligne, sur un serveur à votre nom, avec votre clé d’IA, à partir de 429,78 €, en 6 jours. Par écrit sur ComeUp : voici comment ça se passe.
Voir le service d’assistant IA
Sources
- ActuIA, « 40 {7e4f782e64ab60e26ee5a8fb8fb6e15f0ca30e569d0c673e0e0e0a5a493ca866} des TPE-PME utilisent l’IA, mais 19 {7e4f782e64ab60e26ee5a8fb8fb6e15f0ca30e569d0c673e0e0e0a5a493ca866} seulement la paient » (Baromètre France Num 2026, Crédoc pour la DGE, 28/09/2026) : https://www.actuia.com/actualite/40-des-tpe-pme-utilisent-lia-mais-19-seulement-la-paient/
- CNIL, « Chatbots : les conseils de la CNIL pour respecter les droits des personnes », 19/02/2021 : https://www.cnil.fr/fr/chatbots-les-conseils-de-la-cnil-pour-respecter-les-droits-des-personnes
- Fiche du service sur ComeUp (prix et contenu, consultés le 08/10/2026) : https://comeup.com/fr/service/554601/creer-un-assistant-ia-pour-votre-site-qui-repond-a-vos-clients-et-vous-transmet-les-demandes