Aperçu gratuit

Chatbot WordPress : extension gratuite ou assistant sur mesure ?

Fleuriste qui tend un bouquet à une cliente dans sa boutique

« Il y a une extension gratuite pour ça. » C’est vrai, et j’en ai installé plusieurs pour écrire cet article. La question n’est pas de savoir si un chatbot gratuit existe pour WordPress, mais ce qu’il fait réellement une fois en place, et ce qu’il coûte le jour où vos visiteurs s’en servent.

Ce que vous attendez d’un chatbot, et ce qui compte vraiment

Si vous êtes artisan, commerçant ou indépendant, vous n’attendez pas un robot qui fait la conversation. Vous voulez qu’il réponde juste aux questions qui reviennent (tarifs, horaires, délais, zone d’intervention, conditions), qu’il ne raconte pas n’importe quoi, et qu’il vous passe la main quand il ne sait pas. Trois critères, dans cet ordre : d’où viennent ses réponses, que fait-il quand il ne sait pas, et où vont les conversations.

Les extensions gratuites : deux exemples relevés

Deux extensions parmi les plus installées, d’après leur fiche sur wordpress.org le 8 octobre 2026 :

ExtensionInstallations activesGratuitPayant
AI Engineplus de 90 000le chatbot, avec votre propre clé d’IA (OpenAI, Anthropic, Mistral, Google…)la version Pro pour les réponses tirées de vos contenus (« Embeddings », « Content-Aware »), les statistiques et les limites par utilisateur
Tidioplus de 70 000le chat en direct, des scénarios préconstruits, et 50 conversations de l’agent IA « Lyro » en tout (pas par mois)à partir de 24,17 $ par mois, puis l’agent IA en supplément à partir de 32,50 $ par mois pour 50 conversations

Deux logiques différentes. AI Engine est un cadre : gratuit, puissant, mais le chatbot de base répond avec la culture générale du modèle d’IA, pas avec vos documents. Pour qu’il réponde à partir de vos pages et de vos tarifs, il faut la version payante, et un peu de réglage. Tidio est un service : simple à poser, mais l’IA utile est comptée à la conversation, et le compteur gratuit s’arrête à 50, une fois pour toutes.

Les trois questions à poser avant d’installer

1. D’où viennent les réponses ?

Un chatbot « IA » branché tel quel sur un modèle de langage répond à tout, y compris à ce qu’il ne sait pas. Demandez-lui vos horaires du samedi : il en inventera. Pour un commerce, c’est pire qu’aucun chatbot. La bonne pratique, c’est un assistant qui répond uniquement à partir de vos documents, et qui dit « je ne sais pas, je transmets » pour le reste.

2. Que se passe-t-il quand il ne sait pas ?

Le bouton « parler à une personne » est le plus important de l’outil. Le visiteur laisse ses coordonnées, vous recevez la conversation entière par e-mail, et vous reprenez la main le matin. Vérifiez qu’il existe dans la version que vous installez, et qu’il n’est pas réservé au plan payant.

3. Où vont les conversations ?

Avec une extension reliée à un service en ligne, les conversations de vos visiteurs sont stockées chez l’éditeur, souvent hors d’Europe, et vos visiteurs doivent en être informés dans votre politique de confidentialité. Avec un assistant installé sur votre propre serveur, elles restent chez vous. Dans les deux cas, prévoyez la phrase à ajouter sur votre site.

Mon test : le camping imaginaire

Pour comparer, j’ai pris un cas inventé pour l’exemple : le Camping de la Pointe, 80 emplacements dans le Finistère, deux personnes à l’accueil en saison, et chaque soir des messages auxquels personne ne répond avant le lendemain. Je lui ai préparé cinq documents : tarifs par saison, conditions d’annulation, règlement intérieur, horaires de la piscine et de l’accueil, pages du site. Puis quarante questions réelles, du type de celles qu’on trouve dans une boîte mail de camping en juillet.

  • Avec un chatbot gratuit « généraliste », sans réglage : des réponses fluides, polies, et fausses une fois sur trois sur les tarifs et les horaires, parce qu’il ne connaît pas ces documents.
  • Avec une extension réglée sur les contenus du site (version payante) : des réponses justes sur ce qui est écrit, mais rien pour transmettre proprement les cas particuliers, et les conversations stockées chez l’éditeur.
  • Avec un assistant construit sur les cinq documents, installé sur un serveur au nom du camping : des réponses justes, « je transmets à l’accueil » pour les remboursements et les réservations, et chaque lundi la liste des questions sans réponse. « Acceptez-vous les chiens dans les mobil-homes ? » est revenue douze fois : une ligne ajoutée au document, et l’assistant la connaît aussitôt.

Je connais les extensions WordPress de l’intérieur : j’en ai développé plusieurs, dont AI Builder et Pagora AI, des extensions d’IA, utilisées au total par plus de 1 500 sites. C’est justement pour ça que je ne propose pas une extension de plus pour l’assistant : une extension dépend des mises à jour de WordPress, du thème et des autres extensions installées, alors qu’un assistant installé sur votre serveur et ajouté en une ligne fonctionne quel que soit votre site.

Alors, extension ou sur mesure ?

  • Prenez une extension gratuite si vous voulez d’abord un chat en direct (c’est vous qui répondez), ou si vous avez le temps de régler vous-même un cadre comme AI Engine, et d’accepter que l’IA utile soit payante.
  • Passez votre chemin si le chatbot répond sans s’appuyer sur vos documents : il vous fera perdre des clients avec de l’aplomb.
  • Choisissez un assistant sur mesure si vos questions récurrentes sont écrites quelque part (tarifs, conditions, FAQ), si vous voulez que le reste vous soit transmis, et si vous préférez que les conversations restent chez vous, sans abonnement.

Ce que je propose

Mon service d’assistant IA pour votre site construit l’assistant à partir de vos documents, le teste avec une liste de questions réelles, et l’installe sur votre site en une ligne à ajouter, quel que soit votre site. Il tourne sur un serveur à votre nom, avec votre propre clé d’IA, et vous recevez chaque semaine les questions restées sans réponse. À partir de 429,78 €, en 6 jours de réalisation, par écrit sur ComeUp : voici comment ça se passe.

Voir le service d’assistant IA

Sources