Relancer un devis sans réponse : quand, comment, et comment l’automatiser sans harceler
Un devis envoyé, puis plus rien. Pas de refus, pas d’accord : le silence. Chez la plupart des artisans que je rencontre, un tiers des devis finit comme ça, non parce que le client a dit non, mais parce que personne n’a eu le temps de le relancer. Voici comment je m’y prends, à la main d’abord, puis en automatique.
Pourquoi un devis reste sans réponse
Rarement parce que le prix est trop haut. Le plus souvent, le client compare, attend un autre devis, a eu un imprévu, ou a simplement oublié : votre e-mail est descendu sous vingt autres. Un devis sans réponse n’est pas un devis perdu, c’est un devis en attente d’une relance.
Il n’existe pas d’étude indépendante sur la part des devis d’artisans qui restent sans réponse : les chiffres qui circulent viennent d’éditeurs de logiciels. Je ne vous en donnerai donc pas. En revanche, vous pouvez mesurer le vôtre en cinq minutes : comptez les devis envoyés le mois dernier, puis ceux qui n’ont eu ni oui ni non. C’est votre point de départ.
Quand relancer
- Première relance : 5 à 7 jours après l’envoi. Assez tôt pour que le client se souvienne de vous, assez tard pour ne pas le presser.
- Deuxième relance : 10 à 15 jours après la première. Courte, avec une question précise.
- Pas de troisième, sauf si le client a demandé un délai. Au-delà, vous passez du professionnel attentif au vendeur insistant.
Le jour compte aussi : un mardi ou un jeudi en matinée, plutôt qu’un lundi matin ou un vendredi soir. Et jamais le jour même d’un autre contact.
Comment relancer : le message
Trois règles. Rappeler de quoi on parle (le client a peut-être trois devis sous les yeux). Poser une seule question, à laquelle on répond en une ligne. Laisser une porte de sortie : un « non » franc vaut mieux qu’un silence.
Un exemple de première relance, que vous pouvez reprendre :
Bonjour Madame Martin,
je reviens vers vous au sujet du devis n° 2026-118 pour la réfection de votre toiture, envoyé le 2 octobre. Avez-vous eu le temps de le regarder ? Si une question se pose, ou si un point du devis mérite d’être ajusté, dites-le-moi : j’y réponds dans la journée.
Bonne journée,
Yann Le Gall, Toitures Le Gall
Et la seconde, dix jours plus tard : « Bonjour Madame Martin, je me permets une dernière relance au sujet du devis n° 2026-118. Si vous avez choisi une autre solution, un simple mot me suffit, et je retire le devis de mon planning. Sinon, je peux vous réserver un créneau en novembre. »
Ce qui coince quand on relance à la main
Rien de tout cela n’est compliqué. Ce qui manque, c’est le moment : relancer le bon devis, le bon jour, demande d’avoir la liste sous les yeux, en fin de journée, quand on a déjà répondu à tout le reste. Résultat : les relances se font par vagues, trois semaines trop tard, ou pas du tout.
Les logiciels de devis et de facturation proposent souvent des relances automatiques. Ça marche bien si tous vos devis partent de ce logiciel, si vous acceptez son ton, et si vous payez l’abonnement qui va avec. Ça marche moins bien quand les devis sont faits dans un tableur, envoyés depuis votre messagerie, ou que vous voulez garder la main sur chaque envoi.
Un exemple : Toitures Le Gall, entreprise fictive
Prenons une entreprise imaginée pour l’exemple : Toitures Le Gall, couvreur à Lorient. Deux couvreurs, une secrétaire à mi-temps, une trentaine de devis par mois, envoyés depuis le logiciel de facturation et discutés par e-mail sur la boîte OVH de l’entreprise.
L’automatisation que je mettrais en place :
- Le déclencheur : un devis marqué « envoyé » depuis 7 jours, sans réponse dans la boîte mail et sans changement de statut dans le logiciel.
- Ce que fait l’IA : préparer une relance courte, dans le ton de l’entreprise, qui cite le numéro et l’objet du devis. Elle lit le devis et le dernier échange, rien d’autre.
- Ce qui reste validé par vous : chaque relance attend un clic dans un espace de contrôle. Le temps de prendre confiance, la secrétaire relit et valide en deux minutes chaque matin. Au bout de quelques semaines, elle peut passer en automatique.
- Les règles : un devis marqué accepté dans le logiciel n’est jamais relancé ; un client qui a écrit « je vous rappelle » non plus. Et toute l’automatisation se met en pause d’un clic.
- Le bonus : après chaque chantier terminé, le client reçoit une demande d’avis Google. Deux tâches qui ne sont plus jamais oubliées.
Ce que ça rapporte dépend de votre taux de signature et de votre panier moyen : je ne vais pas inventer un chiffre. Mais le calcul est simple à faire chez vous : combien de devis sans réponse le mois dernier, fois votre taux de signature habituel, fois le montant moyen. C’est le chiffre que l’on regarde ensemble au moment de définir le plan.
Les relances automatiques, je les ai d’abord construites ailleurs. Sur Carnéo, un logiciel en ligne d’autocontrôle des piscines publiques que j’ai développé, le logiciel envoie des alertes et des e-mails automatiques quand un contrôle de la qualité de l’eau arrive à échéance : c’est le même mécanisme qu’une relance de devis. Ce que j’en retiens : un rappel n’est utile que s’il part au bon moment, avec le bon contexte, et si on peut le couper d’un clic.
Où vont vos e-mails ?
C’est la question à poser à n’importe quel outil d’automatisation, et surtout à ceux qui utilisent l’IA. Chez moi, la réponse tient en trois points : l’automatisation tourne sur un serveur à votre nom, en France ; elle n’utilise que votre propre clé d’IA, chez un fournisseur qui n’entraîne pas ses modèles sur vos données ; et vous choisissez ce qu’elle lit, en excluant des expéditeurs, des dossiers, ou en la limitant à une seule adresse. Le Baromètre France Num 2026 compte 40 {655ab05ce4afafb2561336e96ed87d24e01aba820cb68124946893f8e2b1e19e} de TPE et PME qui utilisent au moins une solution d’IA, mais seulement 11 {655ab05ce4afafb2561336e96ed87d24e01aba820cb68124946893f8e2b1e19e} pour automatiser des tâches : c’est encore un terrain où l’on peut faire les choses proprement dès le départ.
Comment je le mets en place
La relance de devis est l’un des scénarios de mon service d’automatisation IA : un scénario complet, branché sur votre messagerie et votre logiciel, testé sur vos vrais devis avant la mise en route, avec votre validation sur chaque envoi tant que vous le souhaitez. À partir de 319,58 €, en 5 jours de réalisation, et tout se passe par écrit sur ComeUp : voici comment ça se passe.
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Sources
- ActuIA, « 40 {655ab05ce4afafb2561336e96ed87d24e01aba820cb68124946893f8e2b1e19e} des TPE-PME utilisent l’IA, mais 19 {655ab05ce4afafb2561336e96ed87d24e01aba820cb68124946893f8e2b1e19e} seulement la paient » (Baromètre France Num 2026, Crédoc pour la DGE, 28/09/2026) : https://www.actuia.com/actualite/40-des-tpe-pme-utilisent-lia-mais-19-seulement-la-paient/
- Crédoc, Consommation et modes de vie n° 358, « Baromètre France Num » : https://www.credoc.fr/download/pdf/4p/CMV358.pdf
- Fiche du service sur ComeUp (prix et contenu, consultés le 08/10/2026) : https://comeup.com/fr/service/554562/automatiser-vos-taches-repetitives-avec-l-ia-emails-devis-relances-documents